Instruments à clavier > Piano solo
Robert Schumann
Carnaval op. 9
Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Hans-Martin Theopold
10.00 €
Edition Urtext, reliure paperback
Pages: 48 (VII, 41), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 187 · ISMN M-2018-0187-2
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 8)
L’amour fou voué par Schumann à Ernestine von Fricken, alors à peine âgée de 18 ans, n’aura duré que quelques mois, bien que cette liaison se soit tout d’abord concrétisée par des fiançailles secrètes. Et pourtant, c’est à cette liaison que nous devons l’une des compositions les plus jouées de Schumann. Certaines des 21 pièces de caractère sont intitulées d’après des personnages de la commedia dell’arte, d’autres d’après des personnages fictifs, par exemple Florestan et Eusebius, chez lesquels Schumann reconnaissait sa double nature. Dans le commentaire détaillé accompagnant cette édition revue et corrigée, l’éditeur révèle les rapports existant entre les différents personnages et les personnes concrètes de l’entourage de Schumann et ce qui se cache derrière les enchaînements de notes répétés à plusieurs reprises tels que lab-do-si ou la-mib-do-si.
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Recension
Die vorliegende vorbildliche Henle-Neuausgabe geht auf die deutsche Breitkopf & Härtel-Erstausgabe von 1837 zurück, benutzt jedoch zum Abgleich die bereits vorher erschienene französische Erstausgabe aus dem gleichen Jahr.
[Neue Musikzeitung, 2005]
In any case, Ernst Herttrich, Henle’s consummate editor, will unravel all these extramusical implications in his excellent Preface, quite apart from clearing up any variant readings in his closing Comments.
[EPTA Piano Journal, 2005]
… I turn to Henle Urtext and pick up Schumann’s … Carnaval Op 9 … You can always rely on Henle to produce erudite, elegant Urtext editions with interesting prefaces and fingering … and these are definitively fine, as always.
[Piano Magazine, 2005]
Degrés de difficulté de la
musique de piano aux Editions G. Henle
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| facile | moyen | difficile | ||||||
De 1 à 9 – Degrés de difficulté de la musique de piano aux Editions G. Henle
| Niveau | Degré | Exemple |
|---|---|---|
| 1 | facile | Bach, Le Petit Livre pour Anna Magdalena Bach, nos 4 et 5 |
| 2 | Bach, Le Clavier bien tempéré I, no 1 Prélude en Ut majeur | |
| 3 | Beethoven, Sonates pour piano op. 49, 1 et 2 | |
| 4 | moyen | Grieg, Pièces lyriques op. 12, no 4 |
| 5 | Schumann, Fantasiestücke op. 12, no 1 | |
| 6 | Chopin, Nocturnes op. 27, nos 1 und 2 | |
| 7 | difficile | Beethoven, Sonate pour piano op. 10, no 3 |
| 8 | Beethoven, Sonate pour piano op. 81a | |
| 9 | Schumann, Toccata op. 7 |
Degrés de difficultés comme guide
«Que signifie 'difficile'? Ou bien on peut jouer quelque chose ou bien on ne le peut pas» ... Telle est la remarque lapidaire du grand violoniste Nathan Milstein à propos des énormes difficultés des Caprices op. 1 de Niccolo Paganini.
Aussitôt se révèle la relativité des «évaluations de difficulté» en musique. Je suis toutefois prêt à relever ce grand défi dont les Éditions G. Henle m'ont chargé. De nombreux collègues en effet et ma propre expérience m'ont appris à quel point un tel guide peut être précieux. Avant tout lorsqu'il s'agit de trouver les pièces «appropriées». Par exemple pour les professeurs de musique instrumentale qui enseignent à tous les niveaux, du débutant jusqu'à la préparation aux écoles supérieures, mais aussi pour tous les profanes intéressés qu'un tel guide peut aider.
Après mûre réflexion, j'ai retenu neuf degrés de difficulté répartis sur trois groupes: 1–3 (facile), 4–6 (moyen), 7–9 (difficile). L'évaluation en degrés de difficulté inclut autant de paramètres que possible. Je ne tiens pas seulement compte du nombre de notes à jouer vite ou lentement ou des enchaînements d'accords; il est déterminant en outre de saisir la complexité de la facture d'une pièce, la complexité de son rythme, la difficulté de lisibilité à la première lecture du texte, la facilité ou la difficulté de saisie de la structure musicale du morceau. Je définis ici par «morceau» l'unité musicale d'une sonate par exemple ou d'une pièce séparée d'un cycle; c'est pourquoi par exemple le «Clavier bien tempéré», livre I de Bach comporte au total 48 degrés de difficulté (chaque prélude et chaque fugue pris séparément), alors que la Sonate en fa dièse mineur op. 11 de Schumann ne correspond qu'à un seul chiffre. Le critère de mon évaluation est l'exécution correcte d'un morceau.
Il s'est avéré au cours du travail d'évaluation que la plage des degrés d'évalation moyens (4–6) était la plus précaire. Cela se traduit çà et là par le fait qu'un morceau doit être classé par exemple dans la catégorie «3/4» alors que du seul point de vue de la technique pianistique il aurait correspondu à un «3». Comme exemple d'un tel «franchissement de limite» (facile/moyen), on prendra Gens et pays étrangers, première pièce des «Kinderszenen» (Scènes d'enfants) de Schumann ou, dans l'autre sens, «6/7», une partie des «Suites anglaises» de Bach. Et bien entendu, il y a aussi à l'intérieur d'une catégorie principale des classements intermédiaires tels que «de-à» (p. ex. 7/8).
Même compte tenu de la plus grande objectivité, toute évaluation dans le domaine de l'art et de la musique reste nécessairement subjective. Malgré tout le soin apporté, je suis parfaitement conscient au fond de moi de la relativité du résultat de mon travail, si bien que je suis a priori reconnaissant pour toute suggestion.
Prof. Rolf Koenen © 2010

