Instruments à clavier > Piano solo
Wolfgang Amadeus Mozart
Sonate pour piano en Fa majeur K. 332 (300k)
Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Hans-Martin Theopold
8.50 €
Edition Urtext, reliure paperback
commentaire critique exhaustif
(ne pas inclus dans la partition)
disponible à titre gratuit: Télécharger
Pages: 28 (V, 20), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 178 · ISMN M-2018-0178-0
Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 6)
1er MOUVEMENT La sonate en fa majeur comporte un premier mouvement à 3/4, comme la sonate K 280 dans la même tonalité. Les mesures d’introduction cantabile sont suivies d’une longue phrase de réponse qui contient une mine d’idées mélodiques, dont beaucoup rappellent Haydn (mesures 13 sq.). Ce mouvement n’est pas un exemple classique de forme sonate malgré la présence des repères principaux: la composition tripartite (exposition, développement et réexposition) ainsi que les grandes lignes du schéma tonal. Cependant, on rencontre un passage orageux en ré majeur et une modulation en ut mineur avant l’entrée du deuxième thème dans la tonalité normale de do majeur. Il y a aussi de nombreux autres détails qui prouvent que Mozart prenait des libertés dans le traitement de la forme sonate, comme le rythme hémiolique des mesures 64-65 et le nouveau matériau thématique introduit au début du développement.
2eme MOUVEMENT Le mouvement Adagio en si bémol montre combien Mozart excellait dans l’art de faire varier les reprises, et fournit un exemple typique de l’habitude qu’il avait d’enrichir l’ornementation lors de la préparation de l’œuvre pour la publication. Ainsi les ornements qui auparavant étaient probablement «improvisés», devenaient «imposés» dés lors que l’œuvre était publiée avec l’ornementation écrite.
3eme MOUVEMENT Le dernier mouvement est un Allegro assai à 6/8 qui exige plus de compétence technique de la part du pianiste que la plupart des sonates de Beethoven. Cela prouve que Mozart devait être le meilleur pianiste de son temps.
Paul et Eva Badura-Skoda
Pour plus d'information
Notre recommandation sur YouTube: Ingrid Haebler
Exemple audio: Maria João Pires
Deutsche Grammophon 028947752004GB6
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Degrés de difficulté de la
musique de piano aux Editions G. Henle
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| facile | moyen | difficile | ||||||
De 1 à 9 – Degrés de difficulté de la musique de piano aux Editions G. Henle
| Niveau | Degré | Exemple |
|---|---|---|
| 1 | facile | Bach, Le Petit Livre pour Anna Magdalena Bach, nos 4 et 5 |
| 2 | Bach, Le Clavier bien tempéré I, no 1 Prélude en Ut majeur | |
| 3 | Beethoven, Sonates pour piano op. 49, 1 et 2 | |
| 4 | moyen | Grieg, Pièces lyriques op. 12, no 4 |
| 5 | Schumann, Fantasiestücke op. 12, no 1 | |
| 6 | Chopin, Nocturnes op. 27, nos 1 und 2 | |
| 7 | difficile | Beethoven, Sonate pour piano op. 10, no 3 |
| 8 | Beethoven, Sonate pour piano op. 81a | |
| 9 | Schumann, Toccata op. 7 |
Degrés de difficultés comme guide
«Que signifie 'difficile'? Ou bien on peut jouer quelque chose ou bien on ne le peut pas» ... Telle est la remarque lapidaire du grand violoniste Nathan Milstein à propos des énormes difficultés des Caprices op. 1 de Niccolo Paganini.
Aussitôt se révèle la relativité des «évaluations de difficulté» en musique. Je suis toutefois prêt à relever ce grand défi dont les Éditions G. Henle m'ont chargé. De nombreux collègues en effet et ma propre expérience m'ont appris à quel point un tel guide peut être précieux. Avant tout lorsqu'il s'agit de trouver les pièces «appropriées». Par exemple pour les professeurs de musique instrumentale qui enseignent à tous les niveaux, du débutant jusqu'à la préparation aux écoles supérieures, mais aussi pour tous les profanes intéressés qu'un tel guide peut aider.
Après mûre réflexion, j'ai retenu neuf degrés de difficulté répartis sur trois groupes: 1–3 (facile), 4–6 (moyen), 7–9 (difficile). L'évaluation en degrés de difficulté inclut autant de paramètres que possible. Je ne tiens pas seulement compte du nombre de notes à jouer vite ou lentement ou des enchaînements d'accords; il est déterminant en outre de saisir la complexité de la facture d'une pièce, la complexité de son rythme, la difficulté de lisibilité à la première lecture du texte, la facilité ou la difficulté de saisie de la structure musicale du morceau. Je définis ici par «morceau» l'unité musicale d'une sonate par exemple ou d'une pièce séparée d'un cycle; c'est pourquoi par exemple le «Clavier bien tempéré», livre I de Bach comporte au total 48 degrés de difficulté (chaque prélude et chaque fugue pris séparément), alors que la Sonate en fa dièse mineur op. 11 de Schumann ne correspond qu'à un seul chiffre. Le critère de mon évaluation est l'exécution correcte d'un morceau.
Il s'est avéré au cours du travail d'évaluation que la plage des degrés d'évalation moyens (4–6) était la plus précaire. Cela se traduit çà et là par le fait qu'un morceau doit être classé par exemple dans la catégorie «3/4» alors que du seul point de vue de la technique pianistique il aurait correspondu à un «3». Comme exemple d'un tel «franchissement de limite» (facile/moyen), on prendra Gens et pays étrangers, première pièce des «Kinderszenen» (Scènes d'enfants) de Schumann ou, dans l'autre sens, «6/7», une partie des «Suites anglaises» de Bach. Et bien entendu, il y a aussi à l'intérieur d'une catégorie principale des classements intermédiaires tels que «de-à» (p. ex. 7/8).
Même compte tenu de la plus grande objectivité, toute évaluation dans le domaine de l'art et de la musique reste nécessairement subjective. Malgré tout le soin apporté, je suis parfaitement conscient au fond de moi de la relativité du résultat de mon travail, si bien que je suis a priori reconnaissant pour toute suggestion.
Prof. Rolf Koenen © 2010

