Instruments à clavier > Piano solo

Wolfgang Amadeus Mozart

Sonate pour pinao en Si bémol majeur K. 281 (189f)

Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Hans-Martin Theopold

6.50 €

Edition Urtext, reliure paperback
commentaire critique exhaustif
(ne pas inclus dans la partition)
disponible à titre gratuit: Télécharger

N° d'article HN 1053

Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 5/6)

Dans sa correspondance, Mozart écrivait que ses Sonates de jeunesse pour piano K. 270-284 étaient des «sonates difficiles». Il faisait certainement plus allusion aux exigences esthétiques et d’interprétation particulières qu’aux finesses techniques que requiert cette musique. Il pourvut ces sonates d’un nombre incroyablement élevé d’indications de dynamique et d’articulation. On remarquera également l’indication de tempo «Andante amoroso» du mouvement central de sa Sonate en Si bémol majeur K. 281 plutôt inhabituelle chez Mozart - est-il cependant possible de décrire cette musique tendre et mélodieuse de plus belle manière? Cette oeuvre, jusqu’alors seulement disponible dans l’édition complète (HN 1) se trouve désormais, et à un prix tout à fait abordable, en édition séparée.



1er MOUVEMENT Si bémol majeur, la tonalité de la troisième sonate du cycle, semble avoir été la tonalité préférée de Mozart pour le piano. Il l’utilisera en effet dans trois sonates, dans pas moins de quatre concertos et six sonates pour piano et violon. Au départ, le thème du premier mouvement introduit un dualisme charmant entre les triolets des doubles et les triples croches. Ce mouvement admirablement construit mérite d’être exécuté plus souvent. Et les pianofortes de l’époque de Mozart avec leur son clair et transparent et leur timbre individuel semblent se prêter particulièrement bien à l’expression du charme délicat de toute la sonate.

2eme MOUVEMENT Le deuxième mouvement (Andante amoroso) fait partie des plus belles œuvre de jeunesse de Mozart. Il demande à être joué avec une ardeur introspective, non comme une déclaration d’amour passionnée. Les soupirs d’affection alternent avec un tendre flot de douces phrases mélodiques.

3eme MOUVEMENT Le Rondo final a un rythme de gavotte; il déborde de vivacité et multiplier les effets de concerto, comme par exemple dans la courte cadence de la mesure 43 avec le retour du thème sous un accompagnement de trilles (m. 114 f.) Le thème du Rondo est binaire, la seconde partie étant une «reprise variée» dans le sens où l’entendait C.P.E. Bach. Les «soupirs de Mannheim» à l’italienne de la mesure 3 sont repris dans le premier épisode. Le deuxième épisode en mineur introduit une ombre de mélancolie dans la gaieté des événements qui sera à son tour chassée dans le troisieme, cette fois-ci par un accord de septième diminuée, plaqué avec emphase (m. 102 104). Le mouvement, qui présente des analogies de forme et de tonalité avec le final des Sonates K 333 et 570, ainsi qu’avec celui du Concerto K 238 se termine par une courte coda spirituelle et enjouée.
Paul et Eva Badura-Skoda

Pour plus d'information

Notre recommandation sur YouTube: Vadim Chaimovich, mouvements 1-3

Exemple audio: Maria João Pires
Deutsche Grammophon 028947752004GB6

1053.mp3

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