Instruments à clavier > Piano solo

Wolfgang Amadeus Mozart

Sonate pour piano en Si bémol majeur K. 570

Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Hans-Martin Theopold

6.50 €

Edition Urtext, reliure paperback
commentaire critique exhaustif
(ne pas inclus dans la partition)
disponible à titre gratuit: Télécharger

Pages: 16 (III, 13), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 398 · ISMN 979-0-2018-0398-2

Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 5/6)

Qui veut découvrir le versant doux et légèrement élégiaque de Mozart, gagnera à jouer le premier mouvement de cette Sonate pour piano K. 570, un peu moins connue. De même, le deuxième mouvement associe une paisible sonorité de cor à une triste mélodie en Ut mineur. Ce n’est que dans le final enjoué en Si bémol majeur («Allegretto» – alla breve) que l’atmosphère vire à la gaieté – quoique retenue. Curieusement cette sonate fut tout d’abord publiée (à titre posthume en 1796) comme Sonate pour violon, une version qui présente d’ailleurs un certain charme. Si l’on ne possédait pas le manuscrit autographe de la sonate pour piano (de manière toutefois fragmentaire), ainsi qu’un signalement dans le catalogue autographe des œuvres (Vienne, février 1789: «une sonate pour piano seul»), on pourrait penser que cette Sonate en Si bémol majeur existerait sous forme de deux versions jumelles (avec et sans accompagnement de violon).

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De nombreuses œuvres de Mozart en si bémol majeur se distinguent par leur douce mais sombre résignation. Parmi elles, on trouve le Concerto K 595 ainsi que cette sonate pour piano K 570.

1er MOUVEMENT Si on la compare à la sonate en fa majeur K 332, qui présente des analogies rythmiques, cette sonate en si bémol majeur manque de vigueur et d’allant et à son début, la mélodie du premier thème oscille comme un pendule autour de la tonique, comme cela se produit dans beaucoup d’œuvres tardives de Mozart. Mozart use abondamment du contrepoint, d’une manière galante. Le mouvement ne contient pas de deuxième thème bien défini, mais se rapproche de beaucoup de sonates des Haydn par son monothématisme. Quand le thème initial commence á faire fonction de deuxième thème, il est enrichi par un «contrepoint» en notes répétées qui annonce le sujet de la fugue de l’ouverture de la Flûte Enchantée, ainsi que le thème des scène ultérieures où apparaît Papageno. Mozart le dramaturge n’est pas non plus totalement absent dans ce mouvement lyrique: le développement nous précipite brusquement, et d’une manière impressionnante, dans la tonalité de ré bémol majeur. La tension monte quand la deuxième partie du thème atteint un registre plus élevé et s’amplifie (m. 84 à 94), jusqu’à une douce entrée en sol majeur du premier thème à la basse.

2eme MOUVEMENT L’économie thématique du premier mouvement et l’échange habile du matériau entre les deux mains ne sont pas sans rappeler Haydn. Ce n’est pas le cas de l’Adagio introspectif en mi bémol majeur. Il exprime une résignation sans amertume, un adieu sublime, dans une musique libérée des entraves terrestres. Le mouvement est en forme de rondo et son premier épisode en do mineur à des liens étroits avec le passage en ut mineur due mouvement central du Concerto K 491, la mesure 14 en étant une citation presque littérale.

3eme MOUVEMENT Le Rondo final, dans la forme dite du rondo «français», privé de sa ritournelle au milieu du mouvement, se rapproche du motif de la Flûte Enchantée dans son deuxième épisode.

Paul et Eva Badura-Skoda

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0398.mp3

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