Instruments à clavier > Piano solo

Wolfgang Amadeus Mozart

Sonate pour piano en Mi bémol majeur K. 282 (189g)

Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Hans-Martin Theopold

6.00 €

Edition Urtext, reliure paperback
commentaire critique exhaustif
(ne pas inclus dans la partition)
disponible à titre gratuit: Télécharger

Pages: 13 (V, 8), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 60

Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 5)

1er MOUVEMENT Cette sonate présente la particularité de s’ouvrir sur un mouvement lent comme la sonate K 331 en la majeur, sans toutefois prendre la forme d’un mouvement de thème et variation. C’est l’Adagio lyrique qui est construit en forme sonate. Il commence par un thème expressif en à trois voix qu’on peut s’étonner de ne pas retrouver dans la réexposition et qui ne revient que dans la coda. L’expression en est si tendre et si intime que ce mouvement aurait bien pu être qualifié d’«amoroso» comme l’Andante de la sonate précédente. Ce que notre oreille entend comme du Mozart typique est en réalité une adaptions du Thème et Variations de Haydn dans la même tonalite Hob. XVII:3 composé mais non imprimé avant 1774. La mélodie et l’harmonie sont pratiquement identiques, seul le rythme diffère. S’agit-il d’un emprunt inconscient? Il est possible que Mozart en ait vu un exemplaire manuscrit appartenant au frère de Haydn, Michael. Un second thème «grazioso» commence à la mesure 9. C’est essentiellement un motif binaire simple qui est repris pour se fondre imperceptiblement dans la pensée qui conclut l’exposition. Le développement commence de manière spectaculaire avec un accord de septième diminuée fortement chargé suivi de deux courts crescendo. Malgré sa brièveté, ce mouvement nous montre du meilleur Mozart, expressif et raffiné. Il y a inscrit une multitude de signes d’articulation et d’indications de dynamique avec un soin méticuleux.

2eme MOUVEMENT Par contraste avec ce mouvement lent, le suivant est un menuet vif dont le trio (baptisé Menuet II) est relativement long et qui s’inspire manifestement des danses traditionnelles autrichiennes. Ces éléments folkloriques ou populaires sont relativement rares chez Mozart, mais ce mouvement est l’exception à la règle, très proche en cela des menuets du Septuor op. 20 de Beethoven et de sa sonate op. 49 no 2.

3me MOUVEMENT Le final, un Allegro en 2/4 d’un brillant et d’une vigueur irrésistibles, vient conclure une œuvre vraiment originale et touchante.
Paul et Eva Badura-Skoda

Pour plus d'information

Notre recommandation sur YouTube: Samuel Feinberg, 1er mouvement

Exemple audio: Maria João Pires
Deutsche Grammophon 028947752004GB6

0060.mp3

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