Instruments à clavier > Piano solo

Wolfgang Amadeus Mozart

Sonate pour piano en Sol majeur K. 283 (189h)

Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Hans-Martin Theopold

6.50 €

Edition Urtext, reliure paperback
commentaire critique exhaustif
(ne pas inclus dans la partition)
disponible à titre gratuit: Télécharger

Pages: 19 (V, 14), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 601 · ISMN 979-0-2018-0601-3

Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 5/6)

Il n’y a, curieusement, qu’une seule des 18 sonates pour piano de Mozart (et un seul des 23 concertos pour piano) dans la tonalité pourtant si gratifiante au piano de Sol majeur, en l’occurrence la Sonate K. 283. Elle fait partie des six sonates pour piano probablement composées au début de l’année 1775 à Munich (K. 279–284) et elle est aussi, tant auprès des enseignants que des élèves, l’une des plus appréciées de ce premier groupe de sonates. Exécutée dans un tempo juste, cette sonate, sans grande difficulté technique, manque rarement son effet. Cela vaut avant tout pour son très étendu presto (!) final.

*****

1er MOUVEMENT La cinquième sonate, écrite dans la tonalité pastorale et joyeuse de sol majeur, jouit d’une grande popularité; elle aussi innove musicalement et pianistique ment. La diversité de son invention mélodique est typiquement Mozartienne, comme l’est la forme sonate nettement définie du premier mouvement. La toute première idée est une merveille d’invention aux accents folkloriques. Le thème d’exposition et sa prolongation reposent sur un échange permanent de questions et de réponses, la dernière réponse étant exprimée en un rythme «baroque» hémiolique (mesure à 3/2 brusquement intercalée dans un mouvement à 3/4). Le passage d’unisson orné qui suit (m. 16 22) est magnifiquement écrit et produit un effet sonore particulièrement plein et brillant lorsqu’il est exécuté sur les pianos de l’époque de Mozart. Ce genre d’effet de tutti était un de ceux qi’ affectionnait Mozart et il en a également usé dans des œuvre postérieures comme les Variations sur un thème de Gluck K 455 et le Concerto pour piano K 456/I ou la cadence du Concerto pour piano en sol majeur K 453/I.

2eme MOUVEMENT L’Andante en ut majeur est sans prétentions, mais de subtiles nuances d’interprétation permettent aux notes répétées du thème de produire un réel effet. A la différence du premier mouvement, qui en guise de développement se contente de présenter une nouvelle idée suivie d’une longue transition à la réexposition, le deuxième mouvement contient un vrai développement au sens académique qu’avait revêtu ce thème au XIXe siècle, avec la présentation initiale du thème pour la main droite (en ré mineur et en do majeur) puis dans le registre grave, etc.

3eme MOUVEMENT Un Presto d’une virtuosité étincelante vient clore cette Sonate. Dans les toutes dernières mesures on découvre une plaisanterie typiquement Mozartienne: il a inscrit sur la partition le mot «coda»; cette «traîne», n’a cependant rien à voir avec l’épilogue élaboré auquel on s’attend ; elle se réduit à deux accords conclusifs.

Paul et Eva Badura-Skoda

Pour plus d'information

0601.mp3

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