Instruments à clavier > Piano solo
Claude Debussy
Préludes, Deuxième livre
Editeur: Ernst-Günter Heinemann
Doigtés: Hans-Martin Theopold
Préface: François Lesure
23.00 €
Edition Urtext, reliure paperback
Pages: 80 (V, 75), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 384 · ISMN M-2018-0384-5
En 1913, trois ans après la parution des Préludes I, fut publié un nouveau recueil de douze Préludes. De longueur plus étendue, les pièces du second recueil sont plus élaborées, notamment en regard de la tessiture pour laquelle Debussy se décide à employer dans la plupart des cas une notation sur trois portées. Tout comme dans le premier livre de Préludes, le programme n’est révélé qu’à la fin de la pièce. Le cycle s’achève de brillante et virtuose manière par Feux d’artifice, une pièce de bravoure au sens littéral du mot. Le morceau Les tierces alternées (N° 11) préfigure déjà, par son titre et son contenu, les douze Études de 1915 (HN 390), testament pianistique du compositeur.
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Contenu
- Préludes 2e livre
-
Brouillards
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 6/7)Autres titres du même degré de difficulté » -
Feuilles mortes
Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 6)Autres titres du même degré de difficulté » -
La puerta del Vino
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 6/7)Autres titres du même degré de difficulté » -
Les fées sont d'exquises danseuses
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 7)Autres titres du même degré de difficulté » -
Bruyères
Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 6)Autres titres du même degré de difficulté » -
"Général Lavine" - excentric
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 6/7)Autres titres du même degré de difficulté » -
La terrasse des audiences du clair de lune
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 6/7)Autres titres du même degré de difficulté » -
Ondine
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 7)Autres titres du même degré de difficulté » -
Hommage à S. Pickwick
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 6/7)Autres titres du même degré de difficulté » -
Canope
Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 5/6)Autres titres du même degré de difficulté » -
Les tierces alternées
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 7/8)Autres titres du même degré de difficulté » -
Feux d'artifice
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 8/9)Autres titres du même degré de difficulté »
Degrés de difficulté de la
musique de piano aux Editions G. Henle
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| facile | moyen | difficile | ||||||
De 1 à 9 – Degrés de difficulté de la musique de piano aux Editions G. Henle
| Niveau | Degré | Exemple |
|---|---|---|
| 1 | facile | Bach, Le Petit Livre pour Anna Magdalena Bach, nos 4 et 5 |
| 2 | Bach, Le Clavier bien tempéré I, no 1 Prélude en Ut majeur | |
| 3 | Beethoven, Sonates pour piano op. 49, 1 et 2 | |
| 4 | moyen | Grieg, Pièces lyriques op. 12, no 4 |
| 5 | Schumann, Fantasiestücke op. 12, no 1 | |
| 6 | Chopin, Nocturnes op. 27, nos 1 und 2 | |
| 7 | difficile | Beethoven, Sonate pour piano op. 10, no 3 |
| 8 | Beethoven, Sonate pour piano op. 81a | |
| 9 | Schumann, Toccata op. 7 |
Degrés de difficultés comme guide
«Que signifie 'difficile'? Ou bien on peut jouer quelque chose ou bien on ne le peut pas» ... Telle est la remarque lapidaire du grand violoniste Nathan Milstein à propos des énormes difficultés des Caprices op. 1 de Niccolo Paganini.
Aussitôt se révèle la relativité des «évaluations de difficulté» en musique. Je suis toutefois prêt à relever ce grand défi dont les Éditions G. Henle m'ont chargé. De nombreux collègues en effet et ma propre expérience m'ont appris à quel point un tel guide peut être précieux. Avant tout lorsqu'il s'agit de trouver les pièces «appropriées». Par exemple pour les professeurs de musique instrumentale qui enseignent à tous les niveaux, du débutant jusqu'à la préparation aux écoles supérieures, mais aussi pour tous les profanes intéressés qu'un tel guide peut aider.
Après mûre réflexion, j'ai retenu neuf degrés de difficulté répartis sur trois groupes: 1–3 (facile), 4–6 (moyen), 7–9 (difficile). L'évaluation en degrés de difficulté inclut autant de paramètres que possible. Je ne tiens pas seulement compte du nombre de notes à jouer vite ou lentement ou des enchaînements d'accords; il est déterminant en outre de saisir la complexité de la facture d'une pièce, la complexité de son rythme, la difficulté de lisibilité à la première lecture du texte, la facilité ou la difficulté de saisie de la structure musicale du morceau. Je définis ici par «morceau» l'unité musicale d'une sonate par exemple ou d'une pièce séparée d'un cycle; c'est pourquoi par exemple le «Clavier bien tempéré», livre I de Bach comporte au total 48 degrés de difficulté (chaque prélude et chaque fugue pris séparément), alors que la Sonate en fa dièse mineur op. 11 de Schumann ne correspond qu'à un seul chiffre. Le critère de mon évaluation est l'exécution correcte d'un morceau.
Il s'est avéré au cours du travail d'évaluation que la plage des degrés d'évalation moyens (4–6) était la plus précaire. Cela se traduit çà et là par le fait qu'un morceau doit être classé par exemple dans la catégorie «3/4» alors que du seul point de vue de la technique pianistique il aurait correspondu à un «3». Comme exemple d'un tel «franchissement de limite» (facile/moyen), on prendra Gens et pays étrangers, première pièce des «Kinderszenen» (Scènes d'enfants) de Schumann ou, dans l'autre sens, «6/7», une partie des «Suites anglaises» de Bach. Et bien entendu, il y a aussi à l'intérieur d'une catégorie principale des classements intermédiaires tels que «de-à» (p. ex. 7/8).
Même compte tenu de la plus grande objectivité, toute évaluation dans le domaine de l'art et de la musique reste nécessairement subjective. Malgré tout le soin apporté, je suis parfaitement conscient au fond de moi de la relativité du résultat de mon travail, si bien que je suis a priori reconnaissant pour toute suggestion.
Prof. Rolf Koenen © 2010

