Instruments à clavier > Piano solo
Franz Liszt
Rhapsodie hongroise n° 12
Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Andreas Groethuysen
Préface: Mária Eckhardt
9.50 €
Edition Urtext, reliure paperback
Pages: 29 (VI, 23), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 806 · ISMN M-2018-0806-2
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 8/9)
Cette œuvre, où Liszt reprend cinq thèmes populaires, est certainement l’une de ses rhapsodies hongroises les plus raffinées. Elle offre un mélange fait de mélancolie, d’acrobatie pianistique chatoyante et de danse fougueuse pleine d’entrain. Cette rhapsodie dédiée à Joseph Joachim était si populaire que peu après sa parution elle fut arrangée sous la forme d’une version pour violon et piano, pour piano à 4 mains et pour orchestre. Nous présentons ici l’original dans la qualité Urtext éprouvée. Comme pour toutes les rhapsodies publiées jusqu’ici, le texte musical s’accompagne d’une préface de Mária Eckhardt, originaire de Budapest et spécialiste de Liszt.
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Recension
Although the music of Liszt has been edited by some of the great pianist-composers of the twentieth century, including Ferruccio Busoni and Ignacy Jan Paderewski, any pianist interested in both the technical and musicological complexities of Liszt’s music will benefit greatly from Henle’s new edition of the Hungarian Rhapsody no. 12.
[MLA Notes, 2009]
La edición crítica que publica Henle, en sus siempre cuidadísimas ediciones, restituye la exactitud editorial proporcionando mayor realce al excepcional brillo de la obra.
[Dia a dia, 2008]
Having recently welcomed Henle’s remarkable editions of Liszt’s second and sixth Hungarian Rhapsodies, it is a pleasure to strongly recommend its new version of no. 12. … The music is beautifully presented with excellent notes in the preface by Mária Eckhardt and sensible fingering from Andreas Groethuysen.
[International Piano, 2008]
Degrés de difficulté de la
musique de piano aux Editions G. Henle
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| facile | moyen | difficile | ||||||
De 1 à 9 – Degrés de difficulté de la musique de piano aux Editions G. Henle
| Niveau | Degré | Exemple |
|---|---|---|
| 1 | facile | Bach, Le Petit Livre pour Anna Magdalena Bach, nos 4 et 5 |
| 2 | Bach, Le Clavier bien tempéré I, no 1 Prélude en Ut majeur | |
| 3 | Beethoven, Sonates pour piano op. 49, 1 et 2 | |
| 4 | moyen | Grieg, Pièces lyriques op. 12, no 4 |
| 5 | Schumann, Fantasiestücke op. 12, no 1 | |
| 6 | Chopin, Nocturnes op. 27, nos 1 und 2 | |
| 7 | difficile | Beethoven, Sonate pour piano op. 10, no 3 |
| 8 | Beethoven, Sonate pour piano op. 81a | |
| 9 | Schumann, Toccata op. 7 |
Degrés de difficultés comme guide
«Que signifie 'difficile'? Ou bien on peut jouer quelque chose ou bien on ne le peut pas» ... Telle est la remarque lapidaire du grand violoniste Nathan Milstein à propos des énormes difficultés des Caprices op. 1 de Niccolo Paganini.
Aussitôt se révèle la relativité des «évaluations de difficulté» en musique. Je suis toutefois prêt à relever ce grand défi dont les Éditions G. Henle m'ont chargé. De nombreux collègues en effet et ma propre expérience m'ont appris à quel point un tel guide peut être précieux. Avant tout lorsqu'il s'agit de trouver les pièces «appropriées». Par exemple pour les professeurs de musique instrumentale qui enseignent à tous les niveaux, du débutant jusqu'à la préparation aux écoles supérieures, mais aussi pour tous les profanes intéressés qu'un tel guide peut aider.
Après mûre réflexion, j'ai retenu neuf degrés de difficulté répartis sur trois groupes: 1–3 (facile), 4–6 (moyen), 7–9 (difficile). L'évaluation en degrés de difficulté inclut autant de paramètres que possible. Je ne tiens pas seulement compte du nombre de notes à jouer vite ou lentement ou des enchaînements d'accords; il est déterminant en outre de saisir la complexité de la facture d'une pièce, la complexité de son rythme, la difficulté de lisibilité à la première lecture du texte, la facilité ou la difficulté de saisie de la structure musicale du morceau. Je définis ici par «morceau» l'unité musicale d'une sonate par exemple ou d'une pièce séparée d'un cycle; c'est pourquoi par exemple le «Clavier bien tempéré», livre I de Bach comporte au total 48 degrés de difficulté (chaque prélude et chaque fugue pris séparément), alors que la Sonate en fa dièse mineur op. 11 de Schumann ne correspond qu'à un seul chiffre. Le critère de mon évaluation est l'exécution correcte d'un morceau.
Il s'est avéré au cours du travail d'évaluation que la plage des degrés d'évalation moyens (4–6) était la plus précaire. Cela se traduit çà et là par le fait qu'un morceau doit être classé par exemple dans la catégorie «3/4» alors que du seul point de vue de la technique pianistique il aurait correspondu à un «3». Comme exemple d'un tel «franchissement de limite» (facile/moyen), on prendra Gens et pays étrangers, première pièce des «Kinderszenen» (Scènes d'enfants) de Schumann ou, dans l'autre sens, «6/7», une partie des «Suites anglaises» de Bach. Et bien entendu, il y a aussi à l'intérieur d'une catégorie principale des classements intermédiaires tels que «de-à» (p. ex. 7/8).
Même compte tenu de la plus grande objectivité, toute évaluation dans le domaine de l'art et de la musique reste nécessairement subjective. Malgré tout le soin apporté, je suis parfaitement conscient au fond de moi de la relativité du résultat de mon travail, si bien que je suis a priori reconnaissant pour toute suggestion.
Prof. Rolf Koenen © 2010

