Instruments à clavier > Piano solo
Wolfgang Amadeus Mozart
Sonate pour piano en Ré majeur K. 311 (284c)
Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Hans-Martin Theopold
9.00 €
Edition Urtext, reliure paperback
commentaire critique exhaustif
(ne pas inclus dans la partition)
disponible à titre gratuit: Télécharger
Pages: 23 (V, 18), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 752 · ISMN M-2018-0752-2
Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 5/6)
1er MOUVEMENT Le premier mouvement de la sonate en ré majeur K 311, comme la sonate à Dürnitz, qui lui est antérieure (également en ré majeur) est un mouvement aux brillants effets orchestraux; les deux œuvres rayonnent d’une exubérance de style Mannheim.
2eme MOUVEMENT Le deuxième mouvement pourrait être décrit comme un mouvement de sonate privé de son développement. Son thème de onze mesures très chanté, 4+4(3 1/2)+3 (3 1/2) avec une note conclusive à la douzième mesure, est suivi d’un épisode et d’un retour du thème en une merveilleuse variation en ré majeur (m. 25) en guise de deuxième thème contrastant. La réexposition commence à la mesure 39. Mais aucune considération de forme ne saurait rendre hommage à la profondeur de ce mouvement. Sous les formulations en apparence simples, se cache un profond courant d’émotion. Parmi les contemporains de Mozart, seul Joseph Haydn pouvait parfois égaler une telle richesse d’expression.
3eme MOUVEMENT Le mouvement final est un des rondos de Mozart dits «rondos de chasse» à 6/8, comme on en trouve dans ses concertos pour piano. Il allie d’une manière brillante la forme rondo à la forme sonate. Le second épisode en si mineur ressemble à un développement couronné par une petite cadence rédigée.
Paul et Eva Badura-Skoda
Pour plus d'information
Notre recommandation sur YouTube: Christoph Eschenbach, 2eme mouvement
Exemple audio: Maria João Pires
Deutsche Grammophon 028947752004GB6
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Degrés de difficulté de la
musique de piano aux Editions G. Henle
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| facile | moyen | difficile | ||||||
De 1 à 9 – Degrés de difficulté de la musique de piano aux Editions G. Henle
| Niveau | Degré | Exemple |
|---|---|---|
| 1 | facile | Bach, Le Petit Livre pour Anna Magdalena Bach, nos 4 et 5 |
| 2 | Bach, Le Clavier bien tempéré I, no 1 Prélude en Ut majeur | |
| 3 | Beethoven, Sonates pour piano op. 49, 1 et 2 | |
| 4 | moyen | Grieg, Pièces lyriques op. 12, no 4 |
| 5 | Schumann, Fantasiestücke op. 12, no 1 | |
| 6 | Chopin, Nocturnes op. 27, nos 1 und 2 | |
| 7 | difficile | Beethoven, Sonate pour piano op. 10, no 3 |
| 8 | Beethoven, Sonate pour piano op. 81a | |
| 9 | Schumann, Toccata op. 7 |
Degrés de difficultés comme guide
«Que signifie 'difficile'? Ou bien on peut jouer quelque chose ou bien on ne le peut pas» ... Telle est la remarque lapidaire du grand violoniste Nathan Milstein à propos des énormes difficultés des Caprices op. 1 de Niccolo Paganini.
Aussitôt se révèle la relativité des «évaluations de difficulté» en musique. Je suis toutefois prêt à relever ce grand défi dont les Éditions G. Henle m'ont chargé. De nombreux collègues en effet et ma propre expérience m'ont appris à quel point un tel guide peut être précieux. Avant tout lorsqu'il s'agit de trouver les pièces «appropriées». Par exemple pour les professeurs de musique instrumentale qui enseignent à tous les niveaux, du débutant jusqu'à la préparation aux écoles supérieures, mais aussi pour tous les profanes intéressés qu'un tel guide peut aider.
Après mûre réflexion, j'ai retenu neuf degrés de difficulté répartis sur trois groupes: 1–3 (facile), 4–6 (moyen), 7–9 (difficile). L'évaluation en degrés de difficulté inclut autant de paramètres que possible. Je ne tiens pas seulement compte du nombre de notes à jouer vite ou lentement ou des enchaînements d'accords; il est déterminant en outre de saisir la complexité de la facture d'une pièce, la complexité de son rythme, la difficulté de lisibilité à la première lecture du texte, la facilité ou la difficulté de saisie de la structure musicale du morceau. Je définis ici par «morceau» l'unité musicale d'une sonate par exemple ou d'une pièce séparée d'un cycle; c'est pourquoi par exemple le «Clavier bien tempéré», livre I de Bach comporte au total 48 degrés de difficulté (chaque prélude et chaque fugue pris séparément), alors que la Sonate en fa dièse mineur op. 11 de Schumann ne correspond qu'à un seul chiffre. Le critère de mon évaluation est l'exécution correcte d'un morceau.
Il s'est avéré au cours du travail d'évaluation que la plage des degrés d'évalation moyens (4–6) était la plus précaire. Cela se traduit çà et là par le fait qu'un morceau doit être classé par exemple dans la catégorie «3/4» alors que du seul point de vue de la technique pianistique il aurait correspondu à un «3». Comme exemple d'un tel «franchissement de limite» (facile/moyen), on prendra Gens et pays étrangers, première pièce des «Kinderszenen» (Scènes d'enfants) de Schumann ou, dans l'autre sens, «6/7», une partie des «Suites anglaises» de Bach. Et bien entendu, il y a aussi à l'intérieur d'une catégorie principale des classements intermédiaires tels que «de-à» (p. ex. 7/8).
Même compte tenu de la plus grande objectivité, toute évaluation dans le domaine de l'art et de la musique reste nécessairement subjective. Malgré tout le soin apporté, je suis parfaitement conscient au fond de moi de la relativité du résultat de mon travail, si bien que je suis a priori reconnaissant pour toute suggestion.
Prof. Rolf Koenen © 2010

