Instruments à clavier > Piano solo
Wolfgang Amadeus Mozart
Sonate pour piano en Ut majeur K. 279 (189d)
Editeur: Ernst Herttrich
Doigtés: Hans-Martin Theopold
6.00 €
Edition Urtext, reliure paperback
commentaire critique exhaustif
(ne pas inclus dans la partition)
disponible à titre gratuit: Télécharger
Pages: 17 (IV, 13), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 600 · ISMN M-2018-0600-6
Degré de difficulté (Piano): moyen (Degré 5/6)
1er MOUVEMENT Bien que les six sonates aient été écrites vers la même période, il ya quelques raisons de penser qu’au moins l’Allegro qui ouvre la première sonate K 279 a été composé plus tôt. Ce mouvement se distingue de ceux de toutes les sonates suivantes, en ce qu’il ne comporte pas de «grand» thème d’introduction caractéristique. Au lieu de cela, il débute par une série de quatre motifs, d’une manière qui fait songer aux techniques baroques. Les trois mouvements sont en forme sonate. Le premier, malgré son ornementation généreuse, n’atteint pas encore la richesse mélodique des sonates suivantes ; la structure est transparente et la surprise principale, âpres un long développement, réside dans l’ordre différent des motifs lors de la réexposition.
2eme MOUVEMENT Particulièrement agréables pour l’oreille dans la sonate en ut majeur K 279 sont l’Andante lyrique et expressif (dont l’ornementation en triolets annonce le célèbre Andante du Concerto K 467 en ut majeur) et le Finale vif et fougueux, très haydnienne.
3eme MOUVEMENT Il se trouve que le second thème du brillant dernier mouvement qui ouvre le développement, présente des similarités rythmiques avec la sonate de Haydn en fa majeur (Hob. XVI :23) et encore davantage avec le thème du Presto de sa sonate en si mineur (Hob. XVI :32). Ceci est une des nombreuses raisons qui incitent à penser que Mozart avait toutes chances de bien connaître les six sonates dites Kurzböck.
Paul et Eva Badura-Skoda
Pour plus d'information
Notre recommandation sur YouTube: Mitsuko Uchida, 1er mouvement
Exemple audio: Maria João Pires
Deutsche Grammophon 028947752004GB6
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Degrés de difficulté de la
musique de piano aux Editions G. Henle
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| facile | moyen | difficile | ||||||
De 1 à 9 – Degrés de difficulté de la musique de piano aux Editions G. Henle
| Niveau | Degré | Exemple |
|---|---|---|
| 1 | facile | Bach, Le Petit Livre pour Anna Magdalena Bach, nos 4 et 5 |
| 2 | Bach, Le Clavier bien tempéré I, no 1 Prélude en Ut majeur | |
| 3 | Beethoven, Sonates pour piano op. 49, 1 et 2 | |
| 4 | moyen | Grieg, Pièces lyriques op. 12, no 4 |
| 5 | Schumann, Fantasiestücke op. 12, no 1 | |
| 6 | Chopin, Nocturnes op. 27, nos 1 und 2 | |
| 7 | difficile | Beethoven, Sonate pour piano op. 10, no 3 |
| 8 | Beethoven, Sonate pour piano op. 81a | |
| 9 | Schumann, Toccata op. 7 |
Degrés de difficultés comme guide
«Que signifie 'difficile'? Ou bien on peut jouer quelque chose ou bien on ne le peut pas» ... Telle est la remarque lapidaire du grand violoniste Nathan Milstein à propos des énormes difficultés des Caprices op. 1 de Niccolo Paganini.
Aussitôt se révèle la relativité des «évaluations de difficulté» en musique. Je suis toutefois prêt à relever ce grand défi dont les Éditions G. Henle m'ont chargé. De nombreux collègues en effet et ma propre expérience m'ont appris à quel point un tel guide peut être précieux. Avant tout lorsqu'il s'agit de trouver les pièces «appropriées». Par exemple pour les professeurs de musique instrumentale qui enseignent à tous les niveaux, du débutant jusqu'à la préparation aux écoles supérieures, mais aussi pour tous les profanes intéressés qu'un tel guide peut aider.
Après mûre réflexion, j'ai retenu neuf degrés de difficulté répartis sur trois groupes: 1–3 (facile), 4–6 (moyen), 7–9 (difficile). L'évaluation en degrés de difficulté inclut autant de paramètres que possible. Je ne tiens pas seulement compte du nombre de notes à jouer vite ou lentement ou des enchaînements d'accords; il est déterminant en outre de saisir la complexité de la facture d'une pièce, la complexité de son rythme, la difficulté de lisibilité à la première lecture du texte, la facilité ou la difficulté de saisie de la structure musicale du morceau. Je définis ici par «morceau» l'unité musicale d'une sonate par exemple ou d'une pièce séparée d'un cycle; c'est pourquoi par exemple le «Clavier bien tempéré», livre I de Bach comporte au total 48 degrés de difficulté (chaque prélude et chaque fugue pris séparément), alors que la Sonate en fa dièse mineur op. 11 de Schumann ne correspond qu'à un seul chiffre. Le critère de mon évaluation est l'exécution correcte d'un morceau.
Il s'est avéré au cours du travail d'évaluation que la plage des degrés d'évalation moyens (4–6) était la plus précaire. Cela se traduit çà et là par le fait qu'un morceau doit être classé par exemple dans la catégorie «3/4» alors que du seul point de vue de la technique pianistique il aurait correspondu à un «3». Comme exemple d'un tel «franchissement de limite» (facile/moyen), on prendra Gens et pays étrangers, première pièce des «Kinderszenen» (Scènes d'enfants) de Schumann ou, dans l'autre sens, «6/7», une partie des «Suites anglaises» de Bach. Et bien entendu, il y a aussi à l'intérieur d'une catégorie principale des classements intermédiaires tels que «de-à» (p. ex. 7/8).
Même compte tenu de la plus grande objectivité, toute évaluation dans le domaine de l'art et de la musique reste nécessairement subjective. Malgré tout le soin apporté, je suis parfaitement conscient au fond de moi de la relativité du résultat de mon travail, si bien que je suis a priori reconnaissant pour toute suggestion.
Prof. Rolf Koenen © 2010

