Instruments à clavier > Piano solo
Ludwig van Beethoven
Sonate pour piano n° 17 en ré mineur op. 31 n° 2 (La Tempête)
Editeur: Murray Perahia, Norbert Gertsch
Doigtés: Murray Perahia
6.50 €
Edition Urtext, reliure paperback
Pages: 36 (VIII, 28), Dimension 23,5 x 31,0 cm
N° d'article HN 784 · ISMN M-2018-0784-3
Degré de difficulté (Piano): difficile (Degré 7/8)
Depuis cinquante ans maintenant, l’édition Henle des sonates de Beethoven constitue une norme reconnue de tous ceux voulant s’adonner sérieusement à ce «nouveau testament» de la littérature pianistique. Avec la présente publication des trois Sonates op. 31, sous forme d’éditions séparées, revues et corrigées, Henle place la barre encore plus haut: l’éminent pianiste et chef d’orchestre Murray Perahia s’est eneffet, pour la première fois, laissé convaincre, acceptant de publier ses doigtés personnels et, en tant que coéditeur, de révéler à tous les amateurs de musique sa profonde intelligence du monde des sources. Le texte musical, édité selon toutes les règles de l’art éditorial, est accompagné d’une préface informative détaillée et d’un commentaire circonstancié relatif aux sources et à la problématique des variantes. À suivre!
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Recension
Twenty years ago, in an article comparing all the available Beethoven piano sonata editions, I judged that the winner of the competition was Henle’s Wallner. Since then, little has surfaced in the way of sources and, barring the sudden appearance of autographs for the early sonatas (or the much-lamented ‘Hammerklavier’ autograph), new editions will be assessed more on judgement than discovery. Seen from this angle, Henle’s new Beethoven edition, though still in its infancy, gives every indication of giving players and scholars a great deal to learn from.
[Nineteenth Century, 2006]
Notes by Murray Perahia and Norbert Gertsch make for fascinating reading.
[Music Teacher, 2004]
Degrés de difficulté de la
musique de piano aux Editions G. Henle
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| facile | moyen | difficile | ||||||
De 1 à 9 – Degrés de difficulté de la musique de piano aux Editions G. Henle
| Niveau | Degré | Exemple |
|---|---|---|
| 1 | facile | Bach, Le Petit Livre pour Anna Magdalena Bach, nos 4 et 5 |
| 2 | Bach, Le Clavier bien tempéré I, no 1 Prélude en Ut majeur | |
| 3 | Beethoven, Sonates pour piano op. 49, 1 et 2 | |
| 4 | moyen | Grieg, Pièces lyriques op. 12, no 4 |
| 5 | Schumann, Fantasiestücke op. 12, no 1 | |
| 6 | Chopin, Nocturnes op. 27, nos 1 und 2 | |
| 7 | difficile | Beethoven, Sonate pour piano op. 10, no 3 |
| 8 | Beethoven, Sonate pour piano op. 81a | |
| 9 | Schumann, Toccata op. 7 |
Degrés de difficultés comme guide
«Que signifie 'difficile'? Ou bien on peut jouer quelque chose ou bien on ne le peut pas» ... Telle est la remarque lapidaire du grand violoniste Nathan Milstein à propos des énormes difficultés des Caprices op. 1 de Niccolo Paganini.
Aussitôt se révèle la relativité des «évaluations de difficulté» en musique. Je suis toutefois prêt à relever ce grand défi dont les Éditions G. Henle m'ont chargé. De nombreux collègues en effet et ma propre expérience m'ont appris à quel point un tel guide peut être précieux. Avant tout lorsqu'il s'agit de trouver les pièces «appropriées». Par exemple pour les professeurs de musique instrumentale qui enseignent à tous les niveaux, du débutant jusqu'à la préparation aux écoles supérieures, mais aussi pour tous les profanes intéressés qu'un tel guide peut aider.
Après mûre réflexion, j'ai retenu neuf degrés de difficulté répartis sur trois groupes: 1–3 (facile), 4–6 (moyen), 7–9 (difficile). L'évaluation en degrés de difficulté inclut autant de paramètres que possible. Je ne tiens pas seulement compte du nombre de notes à jouer vite ou lentement ou des enchaînements d'accords; il est déterminant en outre de saisir la complexité de la facture d'une pièce, la complexité de son rythme, la difficulté de lisibilité à la première lecture du texte, la facilité ou la difficulté de saisie de la structure musicale du morceau. Je définis ici par «morceau» l'unité musicale d'une sonate par exemple ou d'une pièce séparée d'un cycle; c'est pourquoi par exemple le «Clavier bien tempéré», livre I de Bach comporte au total 48 degrés de difficulté (chaque prélude et chaque fugue pris séparément), alors que la Sonate en fa dièse mineur op. 11 de Schumann ne correspond qu'à un seul chiffre. Le critère de mon évaluation est l'exécution correcte d'un morceau.
Il s'est avéré au cours du travail d'évaluation que la plage des degrés d'évalation moyens (4–6) était la plus précaire. Cela se traduit çà et là par le fait qu'un morceau doit être classé par exemple dans la catégorie «3/4» alors que du seul point de vue de la technique pianistique il aurait correspondu à un «3». Comme exemple d'un tel «franchissement de limite» (facile/moyen), on prendra Gens et pays étrangers, première pièce des «Kinderszenen» (Scènes d'enfants) de Schumann ou, dans l'autre sens, «6/7», une partie des «Suites anglaises» de Bach. Et bien entendu, il y a aussi à l'intérieur d'une catégorie principale des classements intermédiaires tels que «de-à» (p. ex. 7/8).
Même compte tenu de la plus grande objectivité, toute évaluation dans le domaine de l'art et de la musique reste nécessairement subjective. Malgré tout le soin apporté, je suis parfaitement conscient au fond de moi de la relativité du résultat de mon travail, si bien que je suis a priori reconnaissant pour toute suggestion.
Prof. Rolf Koenen © 2010
