Ce ne sont pas ses grandes sonates pour piano qui ont fondé la réputation de Schubert, mais bien ses courtes pièces indépendantes si caractéristiques. À l’instar de ses lieder, elles regorgent d’inspirations lyriques et spontanées. Particulièrement charmants, les deux scherzos D 593 furent probablement écrits dès 1817 et se situent ainsi au seuil de la phase où Schubert composa de nombreuses danses pour piano. Gracieux et dansant, le premier scherzo est en si bémol majeur. Le second, plus pathétique, est en ré bémol majeur, avec un trio central en la bémol majeur à la manière d’un ländler. La préface et le commentaire critique détaillent l’état des sources de cette édition urtext particulièrement documentée.