Les œuvres pour piano d’Antonín Dvorák sont en général moins connues que ses symphonies et ses œuvres de musique de chambre, d’autant que celles qu’il composa vers 1880 dénotent une certaine proximité avec celles de Schubert, Chopin ou Schumann. La situation est différente si l’on considère les tableaux sonores romantiques plus tardifs de son opus 85, intitulés «Treize Impressions poétiques». Les pianistes à la recherche d’œuvres poétiques et romantiques sortant des sentiers battus trouveront sans doute beaucoup de plaisir à jouer ce grand cycle pour piano de Dvorák datant de 1889, en particulier la pièce très impressionnante intitulée «Au vieux château» ou encore la «Ballade paysanne» pleine d’entrain. Pour notre édition urtext, l‘éditeur et spécialiste de Dvorák Milan Pospíšil s’est appuyé sur le manuscrit autographe ainsi que sur la première édition parue l’année de la composition de l’œuvre.