Le «Kol Nidrei» de Max Bruch fait partie – aux côtés du populaire premier concerto pour violon – de ses plus célèbres compositions. Le mélancolique «Adagio d’après des mélodies hébraïques», destiné au violoncelliste Robert Hausmann, fut composé en 1880. Il emploie deux anciennes chansons juives dont la beauté extraordinaire provoqua chez le protestant Bruch, selon ses propres dires, une profonde émotion. Le timbre de ténor du violoncelle est le support idéal pour évoquer la voix d’un cantor juif, et c’est ainsi que jusqu’à nos jours le «Kol Nidrei» fournit à tous les violoncellistes un merveilleux modèle de ce que l’on appelle «chanter à l’instrument». Avec cette édition, basée sur la première édition de 1881, «Kol Nidrei» est publié pour la première fois dans une édition urtext scientifiquement fondée, raison pour laquelle on a, à côté des sources musicales, également joint de nombreuses lettres et de nombreux documents en provenance des Archives Max Bruch. Christian Poltéra a bien voulu se charger des indications concernant la partie de soliste.