Pour deux raisons, Weber avait hésité à présenter au public son opus 79, connu en tant que «Konzertstück». Comme il l’écrit au journaliste musical Friedrich Rochlitz, l’expérience montre que les concertos en tonalité mineure sont moins bien acceptés par le public. De plus, il craignait d’être pris pour un «charlatan musical», car tout en composant il lui était venu des visions d’une histoire d’amour dramatique du temps des croisades, lesquelles marquaient de leur empreinte le caractère de l’oeuvre.
Ces préoccupations sont toutefois sans fondement; le «Konzertstück» virtuose conquiert les salles de concert du monde entier. Il est désormais disponible en édition Urtext. Le célèbre pianiste Marc-André Hamelin a élaboré le doigté.