Ces Trois Nocturnes furent publiés en 1850 simultanément sous deux versions: la première pour voix élevée et piano, la seconde pour piano seul. Dans cette dernière, les paroles du lied sont placées avant la musique (N° 1 Hohe Liebe, N° 2 Seliger Tod: paroles de Ludwig Uhland, N° 3 O lieb, so lang Du lieben kannst: paroles de Ferdinand Freiligrath). Le troisième Liebestraum – écrit dans la plus pure tradition des nocturnes – figure parmi les pièces les plus jouées de toute la littérature pour piano, certainement car il est, bien que considéré comme un morceau de bravoure, quand même accessible au pianiste amateur chevronné (6/7 sur notre échelle de difficulté).