Réunir la mandoline et le piano pour faire de la musique de chambre présente des attraits sonores tout particuliers: le timbre cristallin de la mandoline se mêle d’une manière très originale à celui du hammerclavier, instrument autrefois couramment utilisé. Autour des années 1800, des compositeurs comme Beethoven ou encore Hummel furent tentés d’écrire pour cette formation inhabituelle. Ainsi Beethoven composa-t-il plusieurs morceaux pour mandoline et hammerclavier pendant son séjour à Prague en 1796. Il les destina à la comtesse Josephine von Clary-Aldringen qui jouait de la mandoline. Légèreté et plaisir du jeu se dévoilent ici sous de nombreuses facettes. Beethoven n’ayant utilisé aucune des spécificités de la mandoline et écrit ces œuvres pour un instrument à cordes accordé en sol– ré– la’– mi’’, celles-ci peuvent tout aussi bien être interprétées au violon. L’édition Henle urtext des œuvres de Beethoven pour mandoline et piano reproduit la partition de l’édition complète des œuvres de Beethoven.