Les trois premiers scherzos de Chopin paraissent à intervalles réguliers, de manière presque méthodique, en 1835, 1837 et 1840. Le quatrième et dernier morceau de ce genre suit trois années plus tard, en 1843. Comparé à ses prédécesseurs, sombres dans l’ensemble, il surprend par son ton léger: ses successions d’accords aériens et ses traits perlés rappellent l’esprit des scherzos de Mendelssohn. D’un point de vue éditorial, cependant, il pose de nombreux problèmes. En effet, les trois premières éditions parues simultanément en France, en Angleterre et en Allemagne présentent de nombreuses variantes, pour lesquelles il faut à chaque fois décider si elles sont authentiques ou non. Cette édition Urtext révisée règle ces questions de manière méticuleuse et propose au pianiste un texte d’une clarté exemplaire.