Un critique de l’époque reconnaissait déjà qu’«hormis deux passages, c’est l’une des sonates les plus faciles de Beethoven; mais elle requiert tout le soin imaginable en ce qui concerne l’exécution de passages isolés et pour exprimer l’esprit de l’oeuvre». C’est en effet justement pour cette raison que la Sonate op. 90 de Beethoven est aujourd’hui unanimement appréciée, aussi bien des élèves et des professeurs que des pianistes de concert. Les défis ne manquent pas: les fameuses dixièmes de la main gauche, et, selon les dires d’un contemporain – «sa singularité, les modulations étonnantes et une élaboration des plus étranges, mais tout à fait logique». Les conseils et les doigtés de Murray Perahia apportent le soutien d’une main experte.