Les trois sonates opus 2 de Ludwig van Beethoven datent du début de la période consacrée par le compositeur à ce genre, mais n’ont rien des tâtonnements d’œuvres précoces. Aucune note ne pourrait en être changée; chaque mouvement est régi par une logique cohérente. Cinq ans après la mort de Mozart se révèle ici un nouveau génie. Datée de 1795, la grande sonate en ut majeur op. 2 no 3 est brillante et de plus grande envergure que les deux autres sonates de l’op. 2. Elle accorde aussi une place plus importance à la virtuosité. Sa tonalité d’ut majeur possède déjà les accents festifs et victorieux de la sonate Waldstein et du finale de la 5e symphonie. Elle est à présent disponible séparément dans l’habituelle édition urtext de qualité.