Scriabine appelait «Messe blanche» sa Septième Sonate, ce qui révèle la conception mystique dont est empreinte cette sonate de piano, de même d’ailleurs que toutes ses œuvres tardives. Il ose dans cette œuvre transposer sur le plan sonore son idéal du «Mystère», œuvre d’art total née d’une somme d’idées artistiques et théologico-philosophiques. Comme il le dit lui-même, son but est l’élévation de l’esprit humain. Ce n’est plus la sonate en format classique qui constitue la trame formelle, mais l’idée du «développement évolutif issu du chaos vers l’extase». Pour la première fois, notre édition a pu se baser sur l’autographe, en possession aujourd’hui d’un particulier, aux États-Unis.