À l’inverse de la première Sonate pour violoncelle composée quatre ans plus tôt (HN 1357), cette seconde Sonate, sensiblement plus séduisante et plaisante à jouer a obtenu dès le début un grand succès auprès du public et des critiques. Son ami et compagnon de route Vincent d’Indy écrivit à Fauré, le lendemain de la création en mai 1922: «Je veux te dire combien je suis encore sous le charme de ta si belle Sonate. J’ai trouvé là-dedans: La Musique que l’on semble oublier à présent». Il n’est donc guère étonnant que cette sonate ait rapidement figuré au répertoire des concerts, où elle tient aujourd’hui solidement sa place.
Pour les indications de doigtés, nous avons pu compter sur le duo David Geringas et Markus Bellheim.