Huit ans après avoir composé ses deux premières Sonates pour clarinette op. 49, Reger écrivit à une amie qu’il travaillait «déjà à commettre un nouveau crime à l’égard de l’harmonie et du contrepoint». L’oeuvre en question était la Sonate pour clarinette et pianoforte op. 107. Reger tenait ici beaucoup à ce que le caractère de musique de chambre ne disparaisse pas sous de trop nombreux ajouts virtuoses. «Brahms a montré dans ses sonates quel style employer». Notre édition Urtext propose, hormis les deux sonates, également deux délicieux «bis»: une Tarentelle en sol mineur et un Albumblatt (feuillet d’album) en Mi bémol majeur. La Sonate op. 49,2 contient la partie de clarinette originale en La. Les autres pièces sont destinées à la clarinette en Si bémol.