En 1821, l’éditeur Diabelli eut l’idée de commander une variation sur un thème de valse de sa composition à toute une série de compositeurs différents afin de les publier sous la forme d’un recueil. Outre Beethoven, il s’adressa notamment aussi à Franz Schubert et Franz Liszt. Mais Beethoven décida d’écrire sa propre série de variations sur le thème de Diabelli. Les «33 variations sur une valse d’Anton Diabelli» op. 120, dites «Variations Diabelli», constituent un exemple extraordinaire de sa maîtrise de l’art de la variation. Il s’agit aussi de la dernière grande œuvre pour piano de Beethoven, achevée au printemps 1823 et publiée la même année en version imprimée. Le grand pianiste Hans von Bülow considérait les variations Diabelli comme «un microcosme du génie de Beethoven, oui, même [comme] la quintessence de tout l’univers des sons».