C’est à l’occasion d’un séjour estival dans la ville suisse de Thoune que Brahms composa, en 1886, toute une série d’œuvres de musique de chambre, parmi lesquelles la Deuxième Sonate pour violon et piano en La majeur. Cette œuvre merveilleusement lyrique fait partie de ses créations les plus joyeuses – le biographe Max Kalbeck l’a définie, non sans ambiguïté, comme «une Sonate de lieder et d’amour». Dans le deuxième thème du premier mouvement, Brahms cite le motif initial de son propre lied Wie Melodien zieht es mir, mais les autres mouvements sont eux aussi imprégnés d’un sens mélodique tendre et profond. L’étroite cohérence de la structure de l’œuvre avait déjà été reconnue par le critique musical Hanslick: «les trois mouvements forment un accord parfait de sentiments unanimement bienfaisants.»
Le texte musical de cette édition Urtext révisée repose sur le volume remanié de la Nouvelle édition complète des œuvres de Brahms – qui en garantit la plus haute exactitude scientifique. Avec Frank Peter Zimmermann et Martin Helmchen, ce sont deux spécialistes incontestés de leur discipline qui contribuent à l’élaboration de précieux doigtés.