Cette sonate pour violon, conçue entre l’été et l’automne de l’année 1887, à la fin de toute une longue série d’œuvres, fait aujourd’hui partie des compositions de musique de chambre les plus populaires de Richard Strauss. La partie de piano et la technique de modulation font éclater, dans les premier et dernier mouvements, le cadre intime de la musique de chambre, et renvoient aux premiers poèmes symphoniques pleins d’effets écrits durant la même période. Le mouvement central «Improvisation», qui se présente comme une lied sans paroles, fait office de détente entre les deux mouvements extrêmes, très exigeants également sur le plan technique. Publié aussi en morceau séparé, ce mouvement fit l’objet dans les années 1900 d’une grand popularité en tant que pièce de musique familiale ou de salon. Ulrich Krämer est le responsable de cette édition Urtext; les indications de la partie de violon ont été confiées à Arabella Steinbacher, celles de la partie de piano à Michael Korstick.